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AIRBUS A380, L'ENVOL
- L'événement : le premier vol commercial de l’Airbus A 380a relié Singapour à Sydney dans la matinée du 25 octobre. L’aboutissement d’un défi technologique et d’une saga économique de plus de dix ans. Routard.com lève le voile sur le plus gros avion civil de tous les temps.
- Photos : découvrez les plus belles photos des deux villes reliées par l'A380, Singapour et Sydney, et partagez en ligne vos clichés dans notre espace photos.





Tourisme spatial : les projets de vols suborbitaux s'envolent

EADS se lance dans la course

EADS espère occuper une place importante dans le tourisme spatial avec sa filiale Astrium. Son projet est conçu autour du vol suborbital, comme ceux de Rocketplane, Blue Origin ou Virgin Galactic. Cette forme de tourisme devrait donc devenir rapidement abordable à une minorité aisée.


Dennis Tito fut le premier touriste de l'espace, en 2001. Il a depuis été suivi par le Sud-Africain Mark Shuttleworth (2002) et par ses compatriotes américains Greg Olsen (2005), Anousheh Ansari (2006) et Charles Simonyi.

Ce dernier, d'origine hongroise, a payé 25 M$ pour passer en avril dernier quinze jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS), utilisant lui aussi une fusée russe Soyouz pour s'y rendre et en revenir.

Ces cinq touristes étaient les clients de Space Adventures, voyagiste ayant signé un contrat d'exclusivité avec le RFSA (la Nasa russe).

Ce tour-opérateur d'un genre nouveau estime toutefois que l'avenir du tourisme spatial, du moins dans un futur proche, passe surtout par les vols suborbitaux à 100 km d'altitude, histoire de vivre quelques minutes en apesanteur tout en admirant le spectacle de notre belle planète bleue.

La société américaine n'est pas seule à miser sur ce marché. D'après Tom Shelley, son vice-président, il existe aujourd'hui une course au tourisme spatial et une quinzaine de sociétés travaillent au développement de voyages suborbitaux.

Escapades aux alentours de 150 à 200 000 €

Le projet d'avion-fusée d'EADS Astrium
Le projet d'avion-fusée d'EADS Astrium
Au salon du Bourget était d'ailleurs reconstituée la maquette grandeur nature de l'intérieur de l'avion-fusée sur lequel planche EADS Astrium. Cet engin est censé transporter son pilote et ses quatre passagers en 45 minutes à une altitude d'une centaine de kilomètres, leur permettant de vivre une expérience en apesanteur de 3 à 4 minutes. François Auque, président d'EADS Atrium, table sur un financement par fonds privé d'un milliard d'euros.

Si la filiale d'EADS le trouve d'ici la fin de l'année, le projet pourrait démarrer l'an prochain et le premier vol commercial se dérouler en 2012. Coût de l'escapade : 150 à 200 000 €, vol d'une heure trente et semaine de formation compris. A côté des montants payés par les actuels touristes de l'espace, on en arriverait presque à trouver cela bon marché !

Comme celui d'EADS Astrium, les projets Rocketplane, Blue Origin ou encore Virgin Galactic visent tous à proposer des voyages suborbitaux. Un prototype de Rocketplane pourrait être testé dès l'année prochaine. Son principe : un jet classique propulsé par un moteur de fusée à partir d'une certaine altitude. Prix de la virée spatiale : 250 000 $.

Des prototypes pourraient être testés dès l'année prochaine

Virgin Galactic espère faire voler également un prototype en 2008. Son principe : une navette est d'abord portée par un avion avant de s'en séparer. Prix du billet : environ 200 000 $. La liste d'attente compterait déjà 200 noms (avec dépôt). Les premiers vols commerciaux de sa navette SpaceShipTwo (conçu avec le designer Philippe Stark) pourraient décoller de la base de Kiruna (Grand Nord) dès 2010.

Pour les vols de plus longue durée à des prix «attractifs», il faudra attendre quelques années de plus. Robert Bigelow a acquis les plans d'un habitat spatial gonflable issus d'un programme abandonné de la Nasa. Le magnat des hôtels Budget Inn se verrait bien ouvrir un premier hôtel spatial pour 2015. Richard Branson songe à construire aussi le sien au cours de son existence. Il a 57 ans, ce qui lui laisse du temps.





Malgré le crash aérien, les Antonov volent toujours à Kinshasa

A Kinshasa, des agents de l'aviation civile ont confirmé qu'aucune restriction n'avait été décidée après l'accident de jeudi, qui a fait au moins 50 morts et 32 blessés.

Les vieux avions de fabrication soviétique de type Antonov et Iliouchine continuaient samedi à voler, sans aucune restriction, en République démocratique du Congo (RDC), deux jours après l'accident meurtrier d'un Antonov à Kinshasa, selon des sources aéroportuaires.

"Rien que ce matin (samedi), trois Antonov des compagnies (privées congolaises) Bleu Airlines, Air Kasaï et Tom Airways ont décollé de Kinshasa à destination de Tshikapa (au Kasaï occidental, centre)", a déclaré une source aéroportuaire. A Lubumbashi, capitale du cuivre dans le sud-est du pays, un Antonov de la compagnie locale Karibu Airways a décollé dans la journée.

Le 24 septembre, un bi-turbopropulseur de fabrication tchèque Let-410 de cette même compagnie avait manqué son atterrissage à Malemba Nkulu (à 400 km au nord-ouest de Lubumbashi) et terminé sa course dans un cimetière en bout de piste, faisant un mort et cinq blessés graves. Le 21 juin, un autre Let-410 de Karibu Airways s'était abîmé dans un marécage peu après son décollage de Kamina (420 km au nord-ouest de Lubumbashi), tuant un passager parmi les 25 personnes à bord.

"Nous n'avons reçu aucun document demandant la restriction des vols pour les Antonov ou d'autres types d'avion. On ne peut rien faire si les compagnies se présentent avec des autorisations validées par Kinshasa", a déclaré un responsable de l'aéroport de Lubumbashi, sous couvert d'anonymat. A Kinshasa, des agents de l'aviation civile ont confirmé qu'aucune restriction n'avait été décidée après l'accident de jeudi, qui a fait au moins 50 morts et 32 blessés.







Thaïlande

Accident d'avion à Phuket: 89 morts


Au lendemain de l'écrasement d'un avion à l'aéroport de Phuket en Thaïlande, les équipes de secours ont retiré les quatre derniers corps de l'épave de l'appareil. Le bilan s'établit à 89 morts, dont 55 étrangers, et 41 survivants.

L'aéroport international de l'île touristique a rouvert ses portes autorisant ainsi la reprise des vols commerciaux.

Les mauvaises conditions météorologiques pourraient être à l'origine du drame, mais la cause exacte de l'accident reste à déterminer. Les deux boîtes noires de l'avion ont été retrouvées, ont indiqué lundi les autorités.

L'appareil, un MD-82 de la compagnie à bas prix One-Two-Go parti de Bangkok, est sorti de piste en tentant un atterrissage sous une pluie battante, avant de prendre feu. L'avion a foncé dans la jungle bordant la piste, où il est resté emprisonné.

« La visibilité était mauvaise au moment où le pilote essayait d'atterrir. Il a décidé de remettre les gaz, mais l'appareil a perdu l'équilibre et s'est écrasé », a expliqué Chaisak Angsuwan, directeur général de l'Aviation civile thaïlandaise. « Il s'est brisé en deux parties. »


L'appareil transportait, en incluant les 7 membres d'équipage, 130 personnes, dont 78 touristes étrangers. Selon les autorités thaïlandaises, citées par l'agence Reuters, 55 passagers étrangers, dont un Canadien, et 34 Thaïlandais figurent parmi les personnes tuées.

Une Canadienne de 23 ans, de la Colombie-Britannique, a été blessée. Dans une entrevue qu'elle a accordée à la télévision anglaise de Radio-Canada, Mildred Anne Furlong a expliqué que des passagers l'ont aidée à s'enfuir de l'avion en flammes par une fenêtre.

La jeune femme de Prince George souffre d'une entorse cervicale et d'égratignures. Elle pourrait quitter l'hôpital sous peu.

Il s'agit de l'accident d'avion le plus meurtrier en Thaïlande depuis le 11 décembre 1998. À cette date, 101 personnes avaient trouvé la mort dans l'écrasement d'un appareil de la Thai Airways à Surat Thani, à environ 530 km au sud de Bangkok.





Vol du premier avion mû par des piles jetables

Une équipe de scientifiques japonais vient de réussir à faire voler un avionuniquement alimenté par 160 piles de type AA. C'est la première fois que des piles sèches sont utilisées pour propulser un avion avec pilote. Après avoir été poussé au décollage, l'engin a effectué un vol de 59 secondes à une altitude de 5,2 mètres le week-end dernier. Il s'est déplacé dans l'air sur une distance totale de 391 mètres.


L'avion a volé sur 391 mètres

L'avion, qui ressemble à un planeur, possède des ailes incurvées dont l'envergure totale est de 31 mètres. L'ensemble pèse 54 kilogrammes et a été développé par des chercheurs de l'institut de technologie de Tokyo et de la société Matsushita Electrical Industrial. Pour son premier vol, l'aéronefétait piloté par Tomohiro Kamiya de l'institut de technologie, qui, pesant lui-même 61 kilos, était plus lourd que son engin. "J'ai du faire très attention au décollage, car il fut très difficile", a déclaré Kamiya après son vol, "mais je ne m'attendais pas à réussir".


160 piles AA connectées en série ont été utilisées pour propulser l'avion

Le vol d'essai a été effectué en présence des responsables de la JAA (Japan Aeronautic Association). "C'est officiellement le premier vol aumonded'un engin avec pilote alimenté par des piles sèches", a déclaré Kazuhiko Zushi de Matsushita, qui a élaboré les piles. En 2004, cette société avait fait une démonstration d'un véhicule à trois roues alimenté par deux piles AA.


Source: New Scientist
Illustrations: Institut de technologie de Tokyo


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Dernière mise à jour de cette page le 07/11/2007


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